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Comportement à l'éxterieur du territoire

Lorsqu'il s'agit de côtoyer des congénères à l'extérieur de la propriété de son maître, le contexte est tout différent car il n'est pas sur son territoire; il s'agit en outre d'individus étrangers et non d'éléments de sa meute.
Dans l'idéal, le chien ne doit pas manifester d'agressivité s'il ne perçoit aucune menace de ses congénères, envers lui ou envers ses maîtres. En faisant des comparaisons avec d'autres races proches, par exemple dans un club d'éducation ou en expositions, occasions où l'on peut observer l'attitude des chiens au milieu d'un effectif nombreux, la majorité de nos Anatoliens correspondent bien à ce schéma comportemental de base. On remarque qu'ils manifestent rarement des velléités agressives. On rencontre toutefois dans notre race certaines situations assez contrastées : plutôt que de l'indifférence, certains sujets se montrent très amicaux envers les chiens inconnus, alors que d'autres au contraire se livreront à des manifestations fréquentes pour affirmer leur statut social élevé. Dans la première catégorie se trouvent en général des sujets adolescents ou des femelles, dans la deuxième des mâles adultes.
Bien que certains comportementalistes remettent en cause cette notion, qui est pourtant à la base de toute sélection sur le caractère et les aptitudes, il y a très probablement une part d'hérédité dans le comportement : une sélection bien menée, à partir de géniteurs psychologiquement équilibrés, est donc l'apanage de tout éleveur désireux de sauvegarder les atouts du Berger d'Anatolie. Le tempérament est aussi une question d'idiosyncrasie : les sujets d'une même race, s'ils partagent par définition des traits communs, ne sont pas des clones; chaque chien développe sa propre personnalité, plus ou moins portée à la dominance ou à d'autres caractéristiques comportementales.
Mais les réactions du chien ne dépendront heureusement pas entièrement de son potentiel : l'éducation et le mode de vie vont avoir une importance capitale. En matière de fréquentation des congénères, la sociabilisation précoce et rigoureuse du chiot est un point essentiel. Même si l'on habite à la campagne, il faut faire l'effort de sortir son chien de son environnement pour qu'il voit et fréquente des congénères étrangers. Quand il est jeune, surtout s'il n'a pas de compagnon canin à la maison, c'est une nécessité ludique et sociale : le jeune a particulièrement besoin de partager des interactions avec des congénères, et particulièrement notre Berger d'Anatolie, sensiblement moins indépendant que certaines autres races de protection. Dans bien des cas rapportés d'Anatoliens fugueurs, il s'agit de jeunes sujets qui ne bénéficient pas de contacts avec leurs congénères, et qui sautent murs ou clôtures pour jouer avec des chiens du voisinage : ils trouvent ainsi eux-mêmes des remèdes à leur ennui.
Mais de cette manière on prépare aussi le terrain pour de futurs bonnes relations entre adultes. Sociabiliser le chiot à ses congénères est donc une mesure éducative indispensable. Lorsqu'il s'agit d'un mâle de fort tempérament, s'il est peu probable qu'on fasse de lui un ange de bonté face aux autres chiens, on parviendra ainsi à tempérer et maîtriser sa propension à s'affirmer rudement. Parfois, lorsque le chien débarque de Turquie, où il a pu être enlevé très tôt à sa mère, il a manqué quelques étapes dans l'apprentissage de la vie sociale; c'est alors qu'il faut mettre "les bouchées doubles" pour tenter de combler les lacunes.

On peut dire que les contacts avec ses congénères sont totalement satisfaisants lorsque le Berger d'Anatolie considère les chiens aperçus et côtoyés hors de son territoire comme des paramètres normaux, et qu'en aucune circonstance il ne les provoque lui-même. Mais si un autre chien le menace directement, sa réponse sera la plupart du temps immédiate et sévère, quelque soit la taille du malotru, petit roquet ou autre molosse. Bien que l'on doive assurément s'efforcer de garder en toutes circonstances la maîtrise de son chien, sa réaction n'est pas une faute en soi : le Berger d'Anatolie, mâle ou femelle, déteste les provocations; de son point de vue c'est une grave incivilité qu'il ne doit laisser passer. C'est ainsi par exemple, dans le cadre d'un club d'éducation où il est amené à fréquenter les mêmes congénères, le Berger d'Anatolie peut présenter de grandes variations de comportement : aimable et joueur avec certains chiens, y compris de même sexe que lui, très virulent envers d'autres. On peut d'ailleurs compter sur sa mémoire : lorsqu'il a vraiment un chien "dans le collimateur", c'est malheureusement pour toujours !

Sophie. Licari

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