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Berger d'Anatolie
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L’éducation du Berger d'Anatolie

Le Berger d’Anatolie possède la psychologie typique du molossoïde protecteur de troupeaux : vigilance, sens de l'initiative, discernement exemplaire, grande fidélité à sa famille et réserve face aux étrangers lorsqu'il se trouve sur son territoire. Pour ce genre de chien, l'obéissance représente toujours un acte réfléchi plus qu'un réflexe conditionné. Toutefois, l'Anatolien n'est pas un cabochard impénitent: on le trouvera même particulièrement réceptif pour un molossoïde, et obtenir un compagnon docile et agréable est à la portée de tout propriétaire désireux de consacrer du temps à son éducation. Sans en attendre des prouesses trop tôt, il convient d'inculquer au jeune chiot de bonnes habitudes de vie; c'est plutôt facile, car le Berger d'Anatolie, à deux mois, est déjà un chien calme, peu porté aux destructions. De manière classique, il est conseillé tout d'abord de lui interdire de monter sur lits et canapés ou de mendier de la nourriture à table. On habitue le chiot à ce que le propriétaire et sa famille puisse lui retirer sa gamelle lorsqu'il mange ou tout objet qu'il aurait en gueule. La maison est le territoire des maîtres, où il est admis s'il se conduit bien. Si une correction s'avère nécessaire, secouer le chiot par la peau du cou est tout à fait adapté au langage corporel canin. Ces codes simples permettent ainsi au maître de s'imposer en douceur comme le supérieur hiérarchique de son chien; le Berger d'Anatolie est un chien de caractère, mais ne présente pas de grandes difficultés à hiérarchiser. Le chiot apprend à s'asseoir et se coucher sur ordre, à marcher en laisse, et sans laisse non loin du maître. Mais il doit évidemment apprendre aussi à revenir; l'apprentissage du rappel est une étape importante à ne pas négliger. Le Berger d'Anatolie, en effet, n'est pas un conducteur de troupeau sélectionné pour son étroite dépendance de l'homme; si en promenade il ne perd jamais son maître de l'œil, il n'a pas naturellement un rappel immédiat. Il faut donc le lui inculquer par une patiente éducation, en utilisant le côté malléable du chiot. Le Berger d'Anatolie, au final, aura le rappel qu'on a bien voulu lui apprendre : très correct si le maître s'est occupé de cette question, mauvais s'il a délaissé ! Si l'on habite en pleine campagne, il est bon de sortir le chiot en ville de temps à autre, afin qu'il enregistre les bruits et la foule (chiens et humains) comme des paramètres tout à fait normaux. Au-delà de l'obéissance de base, le propriétaire peut s'il le souhaite aller plus loin et dans le cadre par exemple d'un club d'éducation, travailler divers exercices, tout en veillant au respect de son tempérament : aucunement mécanisable, l'Anatolien ne refera pas des dizaines de fois le même exercice. Le seul élément qu'on ne conseille pas de pratiquer avec lui est le mordant car il n'est pas assez malléable pour cette lutte à caractère sportif. La garde ne fait par contre l'objet d'aucun apprentissage : c'est un atavisme profondément ancré dans le patrimoine génétique de la race, et on peut avoir totalement confiance en son chien : de manière très précoce, il sait parfaitement ce qu'il faut faire en toutes circonstances. Le Berger d'Anatolie possède au plus haut point l'art subtil de jauger une situation et d'y apporter la réponse appropriée; Dans un contexte d'utilisation au troupeau, l'éducation est évidemment différente : l'accent sera mis, dès deux mois, sur une étroite imprégnation aux bêtes. Le Berger d'Anatolie sera prêt ainsi à remplir son office plusieurs fois millénaire.......

Sophie. Licari

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